dimanche 3 novembre 2013

Bizerte - le 31 Octobre 2013 : entre l'enfer des inondations et le danger de mort !





Bizerte - le 31 Octobre 2013, parce que personne ne parle de ce qui s'est passé, comme si ma ville ne fait pas partie de la république Tunisienne. Aux alentours de 17h - 18h, ça commence à pleuvoir, de si fort et si intense. Un orage qu'on se dit annonçant la fin du monde s'éclate, et le cauchemar commence. Quand ni parapluies, ni structure de la ville ne tiennent le coup, les bizertins ont subi l'enfer des inondations et le danger de mort pour certains. Ceci est le témoignage de quelques personnes.

Témoignage 1 : des dégâts matériaux graves


« Je n’étais pas à la maison ce soir là, mon mari y était, sur le lit avec de l’eau qui couvrait son corps jusqu’à le haut de sa poitrine, il n’arrêtait pas de prier Dieu à deux pas de la mort », en sanglots, la femme s’exprime avec amertume en décrivant  l’état de sa maison : « je ne sais pas quoi dire, il n’y a plus rien qui marche, ni gaz, ni réfrigérateur, absolument rien n’est resté comme je l’ai laissé. L’armoire de nos vêtements est tombée sur le lit, les meubles se sont écrasés les uns sur les autres, tout nos papiers sont partis avec l’eau .. mouillés, bousillés, .. il ne reste plus rien chez moi ! Je quitte la maison ! »
Elle rajoute : « on a déjà parlé au maire de notre cas, l’autre fois, avec une pluie moins dure, mais aucune mesure n’a été prise pour protéger nos biens de l’eau »

Témoignage 2 : les élèves rentrant des lycées .. bloqués !


« Sortant chercher mon fils qui doit rentrer vers 18h, j’ai aperçu un bus en panne en pleine rue. Tout était bloqué par l’eau, traverser la route était presque un acte de suicide », dit mon interlocutrice, « j’ai vu un camion presque inondé, le niveau d’eau atteignait la porte du chauffeur, qu’en dire des voitures ? J’ai fait des signes au chauffeur du bus pour qu’il libère les passagers avant la station vu que le niveau d’eau là bas est plus intense. De mes propres yeux j’ai vu un enfant traverser la rue, on dirait à la plage, l’eau couvrait tout son corps, seul sa tête apparait »


Témoignage 3 : une soirée horrible

« On a passé la soirée avec des balais, les tapis mouillés, l’eau sous nos pieds, les pompiers ne sont jamais  arrivés, bloqués dans les routes certainement » affirme une veuve qui n’habitait jadis pas loin de chez nous.


« Même ceux qui avaient des voitures ont du faire 100 tours pour pouvoir rentrer, il est difficile de retrouver un passage quand toutes les routes principales ou autres sont remplies d’eau »


« Si la pluie n'a pas cessé à temps, que serions nous aujourd'hui ? » réclame notre ex-voisine.
Les habitants des zones suivantes ont été les plus touchés : la Corniche, Ain Mariem, Sidi Selem, El Bhira, Avenue 14 Janvier, El Madda .. et j'en passe.

Toutes les photos utilisées dans cet article proviennent des pages Facebook : Renouveler BIZERTE et Bizerte Bouge ! بنزرت تتحرك. Tous les droits reviennent à leurs auteurs.

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1 commentaires:

Anonyme a dit…

« Si la pluie n'a pas cessé à temps, que serions nous aujourd'hui ? »
D’où la nécessité de trouver un moyen rapide et efficace pour éviter ou aux moins minimiser les dégâts des inondation qui peuvent être très grave soit sur le plan matériel ou humain surtout que la saison d’hiver est encore longue … !!

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:)) ;)) ;;) :X :(( =(( :-o :-* :| :)] :-t
b-( :-L :-/ o_O :D ;) :p :) :( 8-) ^^

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